Regard citoyen sur l'actualité
Lectures critiques et subjectives

lundi 30 décembre 2013

Date de publication définitive



Les éditions Myriel ont fixé une date de publication à mon nouveau roman: La clandestine. Ce sera pour septembre 2014. Le jour précis restant, encore, à trouver.







mardi 29 octobre 2013

Rédaction de paratexte

Publication imminente de Balzac, vie prodigieuse, amours et mort aux éditions Myriel. Vous trouverez à l'intérieur quatre annexes rédigées par mes soins.
Rédaction d'un long texte consacré à la relation entre Md Hanska et Balzac.

Lire la première page du texte: 

Prenons Le Robert des noms propres[1], il nous donne cette biographie succincte d’Ève[2] Hanska :
« (Ewelina RZEWUSKA, comtesse) Dame polonaise (Pohrebyszcze, Ukraine 1801 ̶ Paris 1882). Elle fut la correspondante de Balzac à partir de 1832 ; et l’épousa en 1850, neuf ans après son veuvage. »

Description simple laissant croire qu’Ève n’eut qu’une importance secondaire dans la vie de l’écrivain. Thèse à laquelle nous n’adhérons pas. Ève fut la raison de vivre des derniers mois de Balzac, quitte, il est vrai, à devoir s’interroger sur le coût de tous ces voyages, en termes de santé. Pour un homme à l’hygiène de vie déplorable (18 heures de travail par jour, un appétit d’ogre, buveur d’une centaine de café par jour) la question est presque sans importance.
Mais Ève fut également la confidente de ses élans de créativité, de ses doutes et de ses déprimes. Soit bien plus qu’une simple « correspondante ».




[1] Le Robert, Dictionnaire des noms propres, 2010, p.1012.
[2] Précision d’importance sur le nom de notre protagoniste : Ewelina Rzewuska, épouse Hanka. Son prénom francisé devenant Evelyne, Ewe ou Eve. Par commodité, nous l’appellerons Eve tout au long de ces textes.



lundi 29 avril 2013

Parution bouclée

Parution de mon dernier roman aux éditions Myriel. Son titre: La clandestine. Il s'intègre à une toute nouvelle collection des éditions Myriel: la collection Myriel policier.

En voici la quatrième de couverture:

Les époux Leblanc, Jean-Marc et sa femme Adwen, ont été tués chez eux. Dans le grand appartement du couple, rue Sarette, c’est un véritable bain de sang. Plusieurs dizaines de coups de couteau lézardent le corps du mari resté inerte dans son lit quand sa femme, tentant de s’enfuir a, elle aussi, été sauvagement poignardée à plusieurs reprises.
Nouvelle affaire pour le commissaire Dome qui accueille dans son équipe un nouvel arrivant. Des milieux indépendantistes gallois à la face sombre d’une famille immensément riche, en passant par les perversions du père du famille, c’est toute cette boue que devront soulever Dome et ses hommes, avec, à la clé, le fin mot de toute cette sordide histoire : un terrible secret de famille.

En voici l'image:









lundi 22 avril 2013

extraits avant publication

Ainsi commence La clandestine, mon nouveau roman à paraître aux éditions Myriel.
Les deux premiers pages sont:


La matinée avait été calme dans le commissariat. A son comptoir Déhan mettait un dernier coup de propre au cahier récapitulant les sorties de la brigade faites cette semaine.
« Et Jasmine vous étiez combien sur l’intervention de la rue Saint-Estève ? », hurle-il à travers l’énorme surface courant entre son poste d’accueil et les bureaux des officiers plus en arrière dans le bâtiment.
« J’l’ai écrit sur le cahier Alain ! »
« C’est ce que je vois mais on comprend rien à ce que tu as écrit. Alors je remets un peu au propre. »
« Tu sais que c’est un consciencieux sous ses airs de peigne-cul de province, celui la ! ».
Iliès s’invite avec ironie dans la discussion. L’agent Déhan qui n’attendait qu’une seule réponse à sa question se cabre presque subitement devant les moqueries de son supérieur et pourtant ami et collègue.
« Benny tu veux peut-être que j’efface tes sorties ? Comme ça juste histoire de pousser l’envie de faire du zèle et des bons mots jusqu’au bout ? »
« Ton sens de l’humour Alain ? », s’en amuse presque Iliès. Les élans lunatiques du brigadier sont d’une telle pâte moqueuse pour ses collègues que c’est à qui savourent avec délectation ces petits riens qui font ses emportements fréquents.
Coup d’esbroufe verbal terminé, semble-t-il, pour l’agent Déhan qui, sans en tenir rigueur, retourne à ses préoccupations comptables.
«  Bon alors jaz vous étiez combien pendant l’opé. ? »
« Mais j’en sais rien moi. Il en a de belles lui. Attends je finis ça et je viens pour essayer de lire ce que j’ai écrit. »


lundi 15 avril 2013

Roman policier à venir


Ca y est, la date de publication est fixée. Les éditions Myriel feront paraitre le 27 avril 2013 mon dernier roman : La clandestine. Roman policier narrant les enquêtes du commissaire Dome, La clandestine est le premier volume d’une « décalogie » consacrée au dit commissaire.
Nous donnerons à lire les premières lignes du roman dans notre post de la semaine prochaine.


lundi 25 février 2013

Publication de mon nouveau roman aux éditions Myriel


Publication du Janus et les lâches, mon nouveau roman.



La quatrième de couverture est celle-ci:
Les affres ou les charmes de l’époque et du temps pèsent sur Collebeuville, petit village de Normandie. 1968 vient de commencer dans ce morceau de France tour à tour chimérique et oublieux des leçons de l’avenir.

Et alors que la grande histoire se précipite, alors que les mouvements sociaux se multiplient avant la grande déflagration de mai, on discute et on palabre à Collebeuville. Attablé au café du village on refait le monde ; on s’interroge sur le sens qu’on lui attribue.
Il y a là Mado, grand-mère humaniste ; Irène, mère soucieuse à l’excès ; monsieur Jambert, maire du village en deuil de la mort de son fils depuis un quart de siècle. Il y a aussi Gaétane, la belle-fille jalouse de monsieur le maire ;  monsieur Colette ; le père Etorre ; Francis et son frère Roméo ; Josiane, femme à la bonté souvent prise en pitié.
Et tout autour de cette engeance insouciante il y a Bastien, Enfant polisson qui les sauvera tous.
Car, paradoxalement, c’est à cet être pur que reviendra la responsabilité de sauver le village de la terrible revanche qu’un homme fou, Janus subtile, fomente contre lui. 




lundi 18 février 2013

L'immonde tentation (10/10)


Publication d'une nouvelle inédite en dix billets (...)


Il tressaute un peu puérilement sur la petite chaise sur laquelle il est assis. Il tient sa revanche. D’une magnifique frappe il vient d’égaliser au score. Bruno enfonce presque honteusement sa tête dans les épaules devant ce qui est pour lui une déception.
« Bof t’as eu d’la chance », dit-il à son frère.
« Non c’est la talent ça nono. Tiens regarde le petit ralentit qui passe. Hop hop Cristiano qui dégage ton vieux Seydou Keita. T’as Puyol qui va essayer de me la prendre, et hop la petite passe pour le petit Ozil avec ses gros yeux. Et boum but pour le Réal. »
Derrière eux leur mère fait tourner dans sa main le manche de sa petite hache. Elle pense, ainsi, ne pas être prise au dépourvu d’une mauvaise prise en main de son arme. Son regard est fixe et rempli d’une haine incompréhensible. Elle croit sincèrement que ces deux êtres frêles se chamaillant sont à abattre ici et maintenant.
Son visage s’enlaidit d’une immonde grimace lorsqu’elle lance contre le premier de ses fils la lame aiguisée de son arme. Elle a visé la nuque de Christophe en premier.
Ici commence son crime déjà long des quelques dix minutes de folie qui l’ont précédé.

Fin

lundi 11 février 2013

L'immonde tentation (9/10)


Publication en dix billets d'une nouvelle inédite...


Tout près d’elle on respire la joie de vivre et l’insouciance, et pourtant Mathilde prend encore ses hallucinations pour la réalité. Ces voix enfantines loin de l’attendrir ne font qu’exacerber sa folle schizophrénie.
Entre les deux frères la partie a repris. A qui pourrait regarder de plus près le visage de Christophe s’imposerait, d’évidence, le constat d’un enfant revanchard. Son frère, Bruno, chantonne des petits « holé, Barca » très tauromachiques à chacune des passes qu’il réussit à accomplir. Face à cette provocation Christophe enrage, symbolisant sa colère par d’immonde rictus de colère qu’il dessine en se tordant la bouche.
Et elle qui croit encore que l’éradication de ses enfants saurait constituer une éventualité à laquelle il faut céder. Elle a parcouru deux ou trois mètres plus en profondeur dans le salon depuis qu’ils se disputent presque tendrement. Dans son emprunt et sa gestuelle elle ressemble à un robot exécutant un ordre. Ce qui devrait suivre derrière cette succession de pas la perdant c’était qu’elle se voit intimer l’ordre d’armer sa posture. C’est bientôt chose faite, Mathilde brandit son couteau de boucher au dessus de la tête. Christophe se met à hurler. 

lundi 4 février 2013

l'immonde tentation (8/10)


Publication en dix billets d'une nouvelle inédite...



Bien souvent leurs paroles ne cherchent qu’un seul interlocuteur : cet autre gémellaire que chacun sait avoir. Combien de fois Mathilde les a-t-elle surpris en train de parler une sorte de langage qui leur est propre ?
L’écran se met brusquement à hurler et Mathilde, hypnotisée par ce qui l’obsède avance encore et encore vers eux. Bruno lâche sa manette sans trop qu’elle puisse y comprendre grand-chose. L’écran s’est comme figé tout de suite après ces drôles de cris. Bruno lève les bras, faisant avec ses doigts des V de la victoire.
« Oh celui là tu l’as pris en pleine lunette Chris. Tiens, tiens regarde le ralenti qui défile sur l’écran tu comprendras c’est quoi le talent ! », Nargue-t-il son frère.
« T’as eu de la chance c’est tout. Ch’uis sûr que t’as pas fait exprès. »
« Quoi t’es fou, c’est Damien qui m’a montré comment on faisait. »
Ils continuent de vivre comme si l’ombre qui les habillait n’était qu’une ombre d’orage et de clair obscur télévisuel. Ils ne voient pas, placés l’un derrière l’autre, qu’une menace à la noirceur folle s’approche immanquablement d’eux avec sa folie et sa hache pour armes.

lundi 28 janvier 2013

L'immonde tentation (7/10)


Publication d'une nouvelle inédite en dix billets (...)


Mathilde ne peut y trouver le moyen de reculer tant c’est aussi sa folie qui se pare, ainsi, de cette combinaison complexe entre la couleur des choses et de leurs ombres. Car au fond cette ambiance matinée de gris où tout est à deviner par le jeu des nuances entre noir et blanc est à l’image de l’âme tourmentée de cette femme en passe de céder à l’impensable.
Ses pas épousent la discrétion qui sied à son attitude prédatrice. Il n’y a face à elle qu’une scène jouée par deux enfants à l’innocence condamnée au sacrifice. Drôle de renversement des valeurs qui caractérise aussi sa folie. Dans son esprit malade les individus qui lui sont le plus chers ont subitement perdu toute importance. Dégringolade brusque de la valeur des autres rappelant, tristement, cette chute morale que son acte en devenir ordonne d’accepter.
Bruno, son premier jumeau, fait des mouvements de balancier avec son tronc, comme pour se donner de l’élan face à l’écran. Hyperactif depuis sa naissance, l’enfant ne peut décidément jamais s’arrêter de bouger même lorsqu’il s’agit, pour lui, de rester immobile face à un écran. Plus en retrait de son frère, Christophe tue, lui, sa frustration en se mordant les lèvres sans arrêt. Les deux frères se parlent, parfois. 

lundi 21 janvier 2013

L'immonde tentation (6/10)


Parution d'une nouvelle inédite en dix billets (...)



Les gouttes de pluie viennent s’écraser sur ses fenêtres, elle les entend. Mathilde n’est en rien sortie de sa folie, bien au contraire elle s’y enfonce à trop y laisser s’introduire les arguments du temps. Avec l’orage est venue, certes, la pluie mais c’est surtout l’obscurité qui s’invite comme un cadre de réalité terriblement incitatif. Au sombre de ses intentions correspond maintenant l’obscurité orageuse d’une fin de soirée d’été.
Mathilde, bousculée par tant et tant de bon sens d’apparat, entend ses fils dans l’autre pièce. Ils jouent à la console dans un silence assourdissant que parfois quelques cris viennent rompre. C’est cette dernière agression qui la somme d’enfin agir. Son couteau de boucher arme encore sa main droite. Elle pose le torchon maculé de sang qui jusqu’à présent lui servait à chasser les gouttes de sang étrangères à celui qu’elle s’apprête, follement, à aller faire couler.
En débouchant dans le salon ils ne la voient pas, obnubilés qu’ils sont par leur jeux. Et elle qui n’a toujours pas trouvé les armes pour faire enfin reculer ses ignobles pulsions de mort. Plongée dans le noir la pièce n’est éclairée que du simple éclairage de l’écran de télé allumé. Que cette triste scène tout juste animée par cette succession de clair-obscur semble à la mesure du drame qui s’annonce. 

lundi 14 janvier 2013

L'immonde tentation (5/10)


Parution d'une nouvelle inédite en dix billets (suite...)



Le temps s’est accéléré et avec lui l’amnésie de ses raccourcis. Mathilde se serait adjoint le plus bienveillant des alliés si elle avait pu compter sur sa mémoire. Mais devant tout ce qui l’agresse son cerveau n’imprime plus rien d’autre de ce qui lui est immédiat. Ses souvenirs s’arrêtent là, à l’endroit qui les a vus naître  Mathilde, engagée dans le tunnel de sa folie, finira par y céder aussi pour ça. Tout simplement parce qu’une hallucination, plus particulièrement meurtrière, ne vous fait grâce d’aucun répit ni d’aucune aide. Toute référence de jugement servant à en apprécier la véracité n’a, au mieux, qu’un dixième de minute de recul.
Deux minutes se sont encore écoulées et elle qui tortueusement s’interroge pour savoir s’il lui faut y aller. Temps exceptionnellement long pour une impulsivité meurtrière en voie d’accomplissement.
Mathilde sent, au dehors de toute cette mélasse psychologique, que l’orage a fini par venir jusqu’au dessus de chez elle. Avant qu’elle ne plonge dans les méandres de sa folie le tonnerre pouvait encore se penser comme lointain, mais maintenant plus aucun doute n’est permis, même pour elle qui semble plonger dans un gouffre d’incertitude. 

lundi 7 janvier 2013

L'immonde tentation (4/10)

Parution d'une nouvelle inédite en dix billets (suite...)


Déjà trois minutes que ses pensées divaguent entre ses certitudes et ses instincts assassins. Plaisamment Mathilde se satisfait d’en être arrivée à ce point d’égarement précédant le grand saut dans le précipice de la folie. Cet instant d’affrontement opposant la possible certitude et la pure inspiration de sa folie, c’est là que sa décision s’est cristallisée pour son plus grand malheur. Là est sa torture morale tout autant que son dilemme comportemental. Agir sur la base d’une confusion qu’un nombre de plus en plus restreint d’arguments parvient à confondre. Ou alors écouter cette petite voix qui l’invite à la retenue vis-à-vis de ce qui lui semble frappé du sceau de l’objectivité.
Toute sa folie est ici présente, comme dessinée dans ces interstices trompeurs. Si elle l’égare c’est à la force d’une capacité de recomposition du plus efficace effet. Car Mathilde put combattre les premières envies la poussant à croire qu’effectivement on cherchait à lui faire du mal, mais peu à peu elle dut céder tant le déferlement d’indices attestant de sa mise en danger fut incontrôlable.