Regard citoyen sur l'actualité
Lectures critiques et subjectives

mercredi 15 février 2012

David Mitchell ressuscite le Japon du premier XIXème siècle




L’écrivain anglais David Mitchell surprend de nouveau avec son dernier roman. Loin des habitudes littéraires d’aujourd’hui il livre, en effet, avec Les mille automnes de Jacob de Zoet, un livre extraordinaire par sa profusion.
Dans la lignée de l’exceptionnel Rose pourpre et de lys de Michel Faber, Mitchell nous propose un roman qui, et là est sa nouveauté, prétend renouer avec un genre malheureusement délaissé : la grande fresque épique en terre exotique.
Résumons très rapidement l’histoire : il s’agit des aventures d’un jeune clerc hollandais dans le Japon de la fin du XVIIIème siècle.
L’intrigue, parfaite, s’articulant en trois parties. Tout d’abord la découverte par le héros de ce morceau de Japon où la colonie hollandaise avait le droit de vivre (petite ile artificielle posée dans la baie de Nagasaki). Il s’agit sans conteste de la partie la plus fascinante pour ce qu’elle recèle d’exotisme et d’esprit invitant au voyage. Dans la deuxième partie l’intrigue s’accélère puisque la jolie Orito, sage-femme au visage brulé, dont Jacob tombera amoureux est enlevé par le Shogun Enomoto pour être séquestrée dans un temple mystérieux où sont déjà emprisonnées une douzaine de nonnes. La fin de ce roman est tout sauf une happy end, mais nous n’en dirons pas plus. Dans la dernière partie du livre nous retrouvons Jacob à un âge beaucoup plus avancé. Devenu un vieil homme rangé il nous invite à la réflexion et au souvenir sur ce que furent ses premières années dans le pays du Soleil levant.
Assurément il s’agit là d’un livre extraordinaire que nous conseillons à tous les passionnés, comme nous, de culture et d’histoire japonaises.

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