Regard citoyen sur l'actualité
Lectures critiques et subjectives

mercredi 11 janvier 2012

Hotel Adlon: Un extraordinaire roman antinazi





Philip Kerr revient à ses premières influences. Et, nous pouvons le dire, bien lui en a pris. En effet après La mort entre autre (2006), ou bien encore Une douce flamme (2008), l’auteur écossais avait fait paraitre deux romans, malheureusement jamais traduits en français (If The Dead Rise Not (2009) et Field Grey (2010))
Avec Hotel Aldon, son dernier roman, la faute est réparée. Et on replonge avec délectation dans le Berlin des années 30 grâce à ce roman extraordinaire.
Bernie Gunther, policier au cynisme ravageur, et héros récurent de Kerr a quitté pour de bon la police écœuré par les méthodes policières du régime nazi. En attendant il végète comme détective pour un hôtel de luxe. Une presque sinécure, en quelque sorte, jusqu’à l’arrivée de la délégation d’athlètes américains lors des JO de Berlin.
Au premier abord rien de bien complexe, mais la mort par noyade d’un ancien boxeur juif va pousser Gunther à devoir reprendre du service.
Et son enquête ne sera pas simple dans cette capitale allemande où les petites frappes du régime nazi et les patrons aux méthodes mafieuses sont tout puissants. D’autant que Gunther va rencontrer une charmante journaliste à l’attirance trouble et aux agissements complexes et ambivalents.
Bref un très bon roman, admirablement écrit qui dit tout du désespoir un peu fataliste d’un homme, Bernie Gunther, conscient du long chemin de croix qui s’annonce et qui tente, à sa manière et à son échelle, de résister à la marche de l’histoire.

Chroniques sur l'auteur:

Critique d'une douce flamme:

Philip Kerr sur la Fnac: 

Philip Kerr sur Amazon:

Hotel Adlon sur le site de l'éditeur:

mardi 3 janvier 2012

Mission de la Ligue Arabe en Syrie : fin prévisible d’une mission vouée à l’échec ?




Arrivés sans grand enthousiasme en Syrie, les observateurs de la Ligue Arabe cherchent déjà à repartir moins de deux semaines après le début de leur mission. Mais reste à en trouver les formes les plus dignes. Preuve d’une sorte d’échec annoncé ou, pour le moins, tellement espéré de la part de certains acteurs.

Une commission d’observation arrivée avec tellement de retard que sa mission apparaissait dès le début comme une concession de bien peu de désagréments possibles du coté du régime syrien.
Des observateurs visitant Der’a et qui alors qu’ils parlent à des habitants de la ville font semblant de ne pas entendre les coups de feu qui dehors fusent contre des manifestants patientant à la porte. Et pour finir cette scène pathétique d’un père déposant le corps de son fils mort sous les balles des snipers sur le capot de la voiture de la mission d’observation de la ligue arabe en Syrie.

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