Regard citoyen sur l'actualité
Lectures critiques et subjectives

mardi 20 décembre 2011

Sarkory en campagne sur la question de la perte du triple A


La campagne présidentielle avance à son rythme et selon sa logique toute inclusive visant à transformer tout et n’importe quoi en sujet de politisation, et ce au prétexte qu’il s’agirait d’un sujet qui préoccupe les français et la France. Exemple éloquent en la matière : la question de la dégradation de la note française. 

Présenté comme une abomination il y a quelques mois, la perte du triple A ; si elle allait en se concrétisant, deviendrait, assurément, un élément de poids dans l’optique des prochaines présidentielles.
D’où le passage progressive de la réfutation à l’acceptation de cette réalité de la part d’un gouvernement engagé dans une grande entreprise de relativisation quant à l’importance réelle de cette dégradation de la note française.
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mardi 13 décembre 2011

Les incohérences du candidat Hollande à l’épreuve de son projet européen


On croyait l’homme prisonnier de son aile écologiste. Mais le carcan du candidat Hollande est peut être bien plus vaste, et pourquoi pas, inextricable que cela. Dernier exemple en date : sa proposition de renégocier l’accord européen récemment trouvé sur la question de la dette. Car à bien regarder on se demande comment il va pouvoir concilier tant d’inconciliables.

Sa cure d’austérité médiatique n’aura pas duré plus de deux mois, et voilà François Hollande revenu sur le devant de la scène médiatique, sur un sujet éminemment d’actualité : les conditions de sortie de crise pour la zone euro.
Préférant, à juste titre, prendre de la hauteur vis-à-vis de ses « camarades » socialistes se dénonçant entre eux à qui est le plus contestable dans ses méthodes de séduction des candidats, le vainqueur de la primaire socialiste avance, pas à pas, les termes, toujours plus précis, du projet qu’il entend défendre à la présidentielle.
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vendredi 9 décembre 2011

Petit bréviaire astucieux et érudit de philosophie


Petit livre en apparence, Tempéraments philosophiques est pourtant l’un de ces très rares livres que l’on se réjouit d’avoir su dénicher. Publié par les éditions Libella.Maren Sell, les Tempéraments philosophiques ont un auteur non moins prestigieux et impressionnant, puisqu’il s’agit ni plus ni moins que de Peter Sloterdijk, peut être, à ce jour, le philosophe allemand le plus éminent.
A travers ce cheminement de quelques 160 pages (de seulement 160 pages pourrions même nous dire) Sloterdijk brosse une sorte de panorama toute en subtilité et érudition de la pensée occidentale (rien que ça). Tout y est en partant de Platon pour passer par Aristote avant d’atterrir sur un portrait tout en nuance réprobatrice, mais cependant honnête et érudite, de Sartre.
Car là semble certainement être la très grande qualité de ce livre, à savoir cette hauteur de point de vue qui permet à Sloterdijk d’extraire tout ce qui fait le géni de chacun des auteurs qu’il nomme, mais sans jamais versé dans le parti pris ou le procès d’intention.
On notera, surtout, l’extraordinaire contribution que ce livre contient à la redécouverte de Saint Augustin. Le portait qu’il fait de Marx en quasi ogre de la question de l’intelligibilité de l’économie est criant de vérité quant à ce qu’il nous montre du penchant très prométhéen du personnage. Mentions spéciale, également, à ce petit détour par la pédagogie deleuzienne ou encore à la philosophie de Foucault que Sloterdijk a su intégrer à sa réflexion.

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mardi 6 décembre 2011

La défaite aux apparences de victoire de Vladimir Poutine




La victoire est là pour Russie Unie, le parti de Vladimir Poutine, lors des élections législatives qui viennent de s’achever. Et pourtant à regarder de plus près il y a de quoi espérer pour ses opposants pour la présidentielle qui s’annonce dans moins de 6 mois maintenant.

 Les résultats officiels font état d’un score de 49,93% des voix pour le parti de Vladimir Poutine. Une victoire arithmétique, certes, puisque le parti reste la première puissance politique du pays. Avec 238 sièges sur 450 possibles à la Douma, Russie Unie reste en position de pouvoir gouverner seul.
Un quasi triomphe donc. Et pourtant pas si sûr. Car ces résultats masquent mal la chute de presque 15 points qu’enregistre le parti (aux dernières législatives de 2007 son score était de 64,3% des voix). Car le désaveu frappant le parti de Poutine est de plus en plus flagrant.
Chose impensable il y a encore cinq ou six que cette scène, récente, au cours de laquelle l’ancien président grimpe sur un ring de boxe pour parader dans sa posture d’homme fort qu’il affectionne tant et qui reçoit en retours une bronca de la part des spectateurs présents ce jour là. Ainsi le diagnostic se confirme. De plus en plus les russes s’agacent des abus, des postures factices et des incompétences du nouveau tsar.

Les russes ont changé d’état d’esprit

Après dix ans à supporter les abus de pouvoir de l’ancien agent du FSB les russes étouffent. Le pays n’a jamais été aussi inégalitaire, bien que riche. Même si les abus des années Eltsine sont effacés, n’oublions pas que la Russie reste un pays gangréné par la corruption, où la situation sanitaire est, bien souvent catastrophique. Bref autant de domaine sur lesquels l’échec du gouvernement est patent.

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