Regard citoyen sur l'actualité
Lectures critiques et subjectives

mardi 20 décembre 2011

Sarkory en campagne sur la question de la perte du triple A


La campagne présidentielle avance à son rythme et selon sa logique toute inclusive visant à transformer tout et n’importe quoi en sujet de politisation, et ce au prétexte qu’il s’agirait d’un sujet qui préoccupe les français et la France. Exemple éloquent en la matière : la question de la dégradation de la note française. 

Présenté comme une abomination il y a quelques mois, la perte du triple A ; si elle allait en se concrétisant, deviendrait, assurément, un élément de poids dans l’optique des prochaines présidentielles.
D’où le passage progressive de la réfutation à l’acceptation de cette réalité de la part d’un gouvernement engagé dans une grande entreprise de relativisation quant à l’importance réelle de cette dégradation de la note française.
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mardi 13 décembre 2011

Les incohérences du candidat Hollande à l’épreuve de son projet européen


On croyait l’homme prisonnier de son aile écologiste. Mais le carcan du candidat Hollande est peut être bien plus vaste, et pourquoi pas, inextricable que cela. Dernier exemple en date : sa proposition de renégocier l’accord européen récemment trouvé sur la question de la dette. Car à bien regarder on se demande comment il va pouvoir concilier tant d’inconciliables.

Sa cure d’austérité médiatique n’aura pas duré plus de deux mois, et voilà François Hollande revenu sur le devant de la scène médiatique, sur un sujet éminemment d’actualité : les conditions de sortie de crise pour la zone euro.
Préférant, à juste titre, prendre de la hauteur vis-à-vis de ses « camarades » socialistes se dénonçant entre eux à qui est le plus contestable dans ses méthodes de séduction des candidats, le vainqueur de la primaire socialiste avance, pas à pas, les termes, toujours plus précis, du projet qu’il entend défendre à la présidentielle.
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vendredi 9 décembre 2011

Petit bréviaire astucieux et érudit de philosophie


Petit livre en apparence, Tempéraments philosophiques est pourtant l’un de ces très rares livres que l’on se réjouit d’avoir su dénicher. Publié par les éditions Libella.Maren Sell, les Tempéraments philosophiques ont un auteur non moins prestigieux et impressionnant, puisqu’il s’agit ni plus ni moins que de Peter Sloterdijk, peut être, à ce jour, le philosophe allemand le plus éminent.
A travers ce cheminement de quelques 160 pages (de seulement 160 pages pourrions même nous dire) Sloterdijk brosse une sorte de panorama toute en subtilité et érudition de la pensée occidentale (rien que ça). Tout y est en partant de Platon pour passer par Aristote avant d’atterrir sur un portrait tout en nuance réprobatrice, mais cependant honnête et érudite, de Sartre.
Car là semble certainement être la très grande qualité de ce livre, à savoir cette hauteur de point de vue qui permet à Sloterdijk d’extraire tout ce qui fait le géni de chacun des auteurs qu’il nomme, mais sans jamais versé dans le parti pris ou le procès d’intention.
On notera, surtout, l’extraordinaire contribution que ce livre contient à la redécouverte de Saint Augustin. Le portait qu’il fait de Marx en quasi ogre de la question de l’intelligibilité de l’économie est criant de vérité quant à ce qu’il nous montre du penchant très prométhéen du personnage. Mentions spéciale, également, à ce petit détour par la pédagogie deleuzienne ou encore à la philosophie de Foucault que Sloterdijk a su intégrer à sa réflexion.

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mardi 6 décembre 2011

La défaite aux apparences de victoire de Vladimir Poutine




La victoire est là pour Russie Unie, le parti de Vladimir Poutine, lors des élections législatives qui viennent de s’achever. Et pourtant à regarder de plus près il y a de quoi espérer pour ses opposants pour la présidentielle qui s’annonce dans moins de 6 mois maintenant.

 Les résultats officiels font état d’un score de 49,93% des voix pour le parti de Vladimir Poutine. Une victoire arithmétique, certes, puisque le parti reste la première puissance politique du pays. Avec 238 sièges sur 450 possibles à la Douma, Russie Unie reste en position de pouvoir gouverner seul.
Un quasi triomphe donc. Et pourtant pas si sûr. Car ces résultats masquent mal la chute de presque 15 points qu’enregistre le parti (aux dernières législatives de 2007 son score était de 64,3% des voix). Car le désaveu frappant le parti de Poutine est de plus en plus flagrant.
Chose impensable il y a encore cinq ou six que cette scène, récente, au cours de laquelle l’ancien président grimpe sur un ring de boxe pour parader dans sa posture d’homme fort qu’il affectionne tant et qui reçoit en retours une bronca de la part des spectateurs présents ce jour là. Ainsi le diagnostic se confirme. De plus en plus les russes s’agacent des abus, des postures factices et des incompétences du nouveau tsar.

Les russes ont changé d’état d’esprit

Après dix ans à supporter les abus de pouvoir de l’ancien agent du FSB les russes étouffent. Le pays n’a jamais été aussi inégalitaire, bien que riche. Même si les abus des années Eltsine sont effacés, n’oublions pas que la Russie reste un pays gangréné par la corruption, où la situation sanitaire est, bien souvent catastrophique. Bref autant de domaine sur lesquels l’échec du gouvernement est patent.

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mercredi 30 novembre 2011

Cette Europe de demain que l’Allemagne construit en aggravant la crise de l’Euro



La crise de l’Euro s’aggrave d’autant plus que nous sommes en périodes d’incertitudes économiques et que l’UE est dans l’incapacité de décider rapidement. Et pourtant, à regarder de plus près, on constate que derrière les lenteurs de l’Europe c’est toute l’Europe allemande de demain qui se met, patiemment, en place.

Une Europe portant un PIB deux fois supérieur à celui de la Chine ; à qui, pourtant, elle demande de l’aide. Un euro qui résiste ; au moins face au dollar, tout autant, si ce n’est plus mal en point que lui. Un psychodrame long de plusieurs mois autour de la faillite, éventuelle, de l’un des 17 membres de la zone euro ; là où les Etats-Unis comptent près de 32 états en quasi faillite.

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http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/cette-europe-de-demain-que-l-105263

mercredi 23 novembre 2011

Spinoza et l'amour


Spinoziste inclassable et fascinant, Bernard Pautrat passe avec ravissement, pour ses lecteurs, à l’écrit. Professeur de philosophie quasi légendaire, Pautrat donne tous les mardi matin un cours à la rue d’Ulm (salle Cavaillès) sur Spinoza depuis 1991. Enseignant à l’ENS depuis 1962, cet ancien favori de Derrida, passe pour l’un des plus extraordinaires enseignants de philosophie qui soit. Rare dans le domaine de l’écriture, eu égard à son encyclopédisme ; il fait paraitre aux éditions Payot un livre détonnant en lien avec la philosophie du « prince des philosophes » (comme Deleuze surnommait Spinoza).
Ce livre au titre évocateur (Ethica sexualis, Spinoza et l’amour) se donne pour tache de battre en brèche les idées reçues en ce qui concerne l’ascétisme implicite parcourant l’œuvre de Spinoza.
Car de fait Ethica sexualis… est bien un livre sur les liens étranges et gênés que Spinoza avait avec la sexualité et l’amour. La question, ancienne et maintes traitée est pourtant connue : quelles conciliations opérées entre le règne de la raison, que professe la philosophie, et l’exultation des corps, qu’incarne l’attrait amoureux ou sexuel. On pouvait s’attendre de la part de Spinoza, qui reste l’un des plus subtiles conciliateur de la raison et des passions, à une prise de position claire, et pourquoi pas définitive, sur la question.
N’est-ce pas Gilles Deleuze lui-même qui qualifia Spinoza de philosophe de la joie en opposition avec les passions tristes ?
Et pourtant, étrangement, rien, ou si peur de choses, sur la question dans l’œuvre du génial philosophe hollandais.
Car pour Spinoza la sexualité semble être un tabou qui lui coute à la prononciation, voire à la théorisation. C’est le premier constat qu’opère Pautrat dans ce livre, avant de, méticuleusement, aller chercher dans l’Ethique tout ce qui traite de la question de l’amour et/ou de la sexualité.
On y découvre en quelque sorte l’homme derrière le philosophe de génie. Celui d’une déception amoureuse précoce pour sa professeure de latin, Clara Maria, et qui peut être tirera de cette détresse les raisons à sa méfiance, teintée de pruderie, pour tout ce qui concernait l’amour et ses passages à l’acte si contraires à son idéal de béatitude.

Le livre sur Amazon, chapitre et la fnac:





Quelques critiques du livre:





Le livre sur le site de l'éditeur:

mardi 22 novembre 2011

Les Etats-Unis définitivement pris dans le piège du surendettement

 



Quatre mois se sont passés depuis le psychodrame de l’impossible accord sur le dépassement du plafond de la dette de l’état fédéral américain. En réponse aux erreurs qui avaient étés faites sur la question le Congrès avait créé une « super-commission » sensée régler le problème. Mais à quelques jours de rendre ses conclusions la commission s’interroge uniquement sur les modalités de l’annonce de son échec. Preuve d’un problème d’endettement dont les Etats-Unis ne parviennent pas à résoudre pour de bon.
 Pour les Etats-Unis c’est un peu le retour de l’inévitable désaccord. En effet à trois jours de la fin de ses travaux force est de constater que la « super-commission » sur l’état des finances publiques est dans l’impasse.
Composée en aout dernier pour régler le problème du sur endettèrent fédéral, et alors que les Etats-Unis venaient d’être dégradés par l’agence Standard & Poor's, la commission avait jusqu’au 24 novembre pour proposer un plan de restriction des dépenses à hauteur de 1200 milliards de dollars.
En partie fondé sur les désaccords entre républicains et démocrates le problème du dépassement de plafond du taux d’endettement du pouvoir fédéral, le problème résiste à toute résolution définitive pour les mêmes raisons.

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mercredi 16 novembre 2011

l’Europe condamnée à l’impuissance du symbolique sur la question syrienne

Grégory VUIBOUT
Face à une Syrie acculée et de plus en plus seule, l’Europe tente d’organiser sa riposte diplomatique pour signifier sa réprobation face à la répression du régime alaouite. Nouvelle mesure envisagée : un gel de certains avoirs du régime. Réponse a minima symbolisant, à coup sûr, une diplomatie de lâcheté.
 Alors que le monde lui tourne le dos la Syrie cherche encore a plaidé sa bonne foi. Après avoir accepté le plan de sortie de crise que lui avait soumis la Ligue Arabe, on pensait le régime syrien revenu à des dispositions un peu plus pacifistes vis-à-vis de sa propre opposition interne.

Mais lasse, la Ligue Arabe a décidé de menacer la Syrie d’exclusion si d’ici au 16 novembre elle ne passait pas réellement à l’acte de la mise en application de ce plan.

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mardi 15 novembre 2011

La Syrie plus que jamais seule au monde

 
Mise face à ses responsabilités, la Ligue Arabe menace la Syrie de suspension, après avoir constaté que cette dernière n’appliquait pas le plan de sortie de crise élaboré il y a tout juste une dizaine de jours. Mais, toujours retorse, la Syrie s’est donnée jusqu’au 16 novembre pour convaincre la Ligue Arabe de revenir sur sa décision. Et pendant ce temps le monde regarde les soubresauts de ce régime à l’agonie que tous savent condamné à plus ou moins terme.

Damas joue-t-elle un énième coup de bluff dans le conflit l’opposant à la communauté internationale, et plus particulièrement arabe ? Probablement que oui au regard des manifestations pro-régime qui se sont déroulées Samedi dans la capitale syrienne.

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http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-syrie-plus-que-jamais-seule-au-104234

mardi 8 novembre 2011

L’Iran aux portes de l’armement atomique ?



AgoraVox le média citoyen

Passé au second plan de l’actualité internationale le projet atomique iranien va de nouveau faire parler de lui. L’AIEA s’apprêtant, en effet, à fournir de nouvelles preuves à charge contre la République islamique, c’est tout le Moyen-Orient qui voit s’annoncer de nouvelles secousses diplomatiques ; tant Israël est plus que jamais décidé à agir, y compris contre les appels à la retenue.
L’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) réunira son conseil des gouverneurs le 17 novembre à Vienne. L’information d’importance toute relative se trouve, néanmoins, rehaussée par une rumeur de plus en plus étayée. En effet à l’occasion de ce sommet, l’AIEA s’apprêterait à rendre public un rapport complet sur l’activité nucléaire iranienne. On y trouverait les preuves irrévocables des intentions iraniennes en matière de nucléaire militaire.


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http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/l-iran-aux-portes-de-l-armement-103792

mardi 1 novembre 2011

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Enfermée dans sa logique répressive la Syrie doit répondre aux propositions de pacification adressées par ses voisins. Avec le risque, pour elle, de mesures de rétorsions beaucoup plus fortes à son égard si ces discussions venaient à échouer.
C’est aujourd’hui, lundi 31 octobre que la Syrie doit rendre sa réponse à l’ensemble de propositions adressées par ses voisins arabe. En effet les membres de la Ligue arabe ont fait part au pays Alaouite de leurs solutions pour sortir le pays de la spirale de violence dans laquelle il se trouve.
En ligne de mire pour tous ces pays le souhait, implicite, de ne pas voir se prolonger des troubles à la porte, rappelant dangereusement que le printemps arabe n’est pas clos. A cet effet la Ligue arabe a esquissé plusieurs pistes :
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La Ligue arabe se penche sur le cas syrien




En prise avec un mouvement de contestation interne depuis huit mois, le régime syrien est de plus en plus sommé de s’expliquer et de se refreiner. Dernière initiative diplomatique pour l’y forcer : la médiation de la Ligue arabe. Ultime chance pour la Syrie de faire marche arrière avant une plus grande internationalisation de la résolution de ce conflit.

 L’interview que le  président syrien, Bachar El-Assad, avait donnée dans le Sunday Telegraph du 30 octobre avait donné le ton. En effet le président syrien y menaçait plus ou moins explicitement l’occident en pronostiquant une déflagration au Moyen-Orient si l’ensemble des chancelleries venaient à ne plus soutenir son régime. Discours du « après moi le déluge » ou du despotisme comme moindre mal eu égard à tous les risques géopolitiques qu’il circonscrit somme toute assez classique, pourrions nous dire.

Mais ces paroles, en plus de mettre au jour la façon de penser du président syrien, avait un objectif masqué : celui de préparer le terrain à la rencontre prévue entre les ministres syriens et les représentants de la Ligue arabe devant se déroulée à Doha le 31 octobre.

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mardi 25 octobre 2011

Vers une sortie de crise pour la zone euro ?

 

Réunis en sommet dimanche 23 octobre, les dirigeants européens se sont quittés sur une esquisse d’accord prometteur. Obligation, pour eux, d’en conclure les termes dès leur prochaine réunion de mercredi. Mais au-delà d’une sortie de crise ce que ces décisions installent c’est toujours un peu plus d’hégémonie allemande en Europe.
 Allant de report en report quant aux décisions pérennes et institutionnelles aptes à régler le problème des dettes souveraines, les pays européens n’avaient cette fois-ci plus le choix. En ce dimanche 23 octobre il leur fallait choisir. Prévoyants, les responsables européens avaient d’ore et déjà prévu un nouveau sommet pour le mercredi 26, au cas où quelques points de blocage persisteraient.

Or malgré tout cet excès de pessimisme tout juste feint il semble qu’une solution se dessine. Tache ensuite d’en peaufiner les moindres subtilités d’ici au prochain sommet.

Cette solution tient en plusieurs points :


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lundi 24 octobre 2011

Tunisie : Le triomphe islamiste après le triomphe citoyen ?


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Premier des pays arabes à être entré dans la contestation, la Tunisie votait hier. Avec, au final, un beau succès démocratique qui, selon toutes vraisemblances, devrait donner la victoire à Ennahda, le parti islamiste.
1576 listes en compétition, 205 partis reconnus dont 40% de listes dites « indépendantes ». Et au milieu de tout ça quatre forces politiques principales : Ennahda (parti islamiste), Le parti Ettakatol de Mustapha Ben Jaâfar, le PDP de Nejid Chebbi, et le Pôle démocratique moderniste organisé autours du Parti Communiste (Ettajdid).
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mardi 18 octobre 2011

Jean-Luc Mélenchon ramène le PS à ses difficultés à venir


Nouvel article agoravox


Resté discret le temps de la primaire socialiste, le leader du front du gauche s’est précipité sur son blog dès hier soir afin de préciser ce qu’il entendait faire de la victoire de François Hollande. Et là avertissement pour le PS : le plus dure commence, certainement, dès aujourd’hui.

 Sa parole fut discrète pour n’avoir été relayée par les médias qu’avec discrétion. Mais le premier tour des primaires avait ouvert à Jean-Luc Mélenchon les espoirs les plus fous.
En effet un Montebourg à 17% cela signifiait deux choses pour lui :
Tout d’abord dans l’optique de la présidentielle, l’espoir de pouvoir atteindre les 10%. Ensuite, l’intuition, consécutive ce qui précède, d’un PS en voie de dislocation au regard de ce qu’étaient, il y a une semaine, les résultats de la primaire.
Au final que reste-il à Mélenchon ? L’espoir des 10% certainement ; d’autant qu’au-delà du score de Montebourg cette intuition se fonde, chez lui, sur le succès populaire que furent ces primaires. De dislocation du PS il n’en fut point question, renvoyant Jean Luc Mélenchon à sa déception, très proche de certaines personnalités de droite, de voir le PS se comporter en parti responsable.
Restait une attitude pour Mélenchon après cette semaine où tous ses espoirs les plus inavouables se sont envolés : se montrer dès aujourd’hui le plus critique possible vis-à-vis de François Hollande dans l’espoir de rallier les quelques « montebourgeois » et « aubristes » déçus par la victoire de Hollande et qui pourraient se retrouver dans ses postures plus radicales. Là est la condition à ses sacro-saints 10% qui l’obsèdent.


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lundi 17 octobre 2011

Albert Camus cet abolitionniste ignoré



Longtemps Victor Hugo s’imposa, et s’impose encore, comme l’écrivain français le plus notoirement engagé contre la peine de mort.
C’était avant qu’Eve Morisi ne fasse paraitre Albert Camus contre la peine de mort. Morisi, enseignante à l’Université écossaise de Saint-Andrews y montre un Albert Camus impliqué le plus intimement qui soit dans la lutte contre la peine de mort.
Il en ressort un livre où se mêlent les réflexions théoriques et les extraits de correspondance que l’écrivain entretenait avec des condamnés à mort. On comprend dès lors pourquoi ce combat ; noble, lui fut, souvent, refusé, voire ignoré. Car là où un Hugo put écrire sur la question, Camus préféra, lui, favoriser une sorte d’implication plus intime et personnelle au point de ne jamais réellement en parler (au moins au travers de ces publications). Les archives qu’Eve Morisi a pues mettre à jour au Fonds Albert-Camus d’Aix en Provence le prouvent.
L’écrivain pensait plus utile de s’impliquer aux cotés des condamnés, laissant (volontairement ?) ses biographes et admirateurs dans l’ignorance en ce qui concerne la question.
Grace à Eve Morisi l’ignorance, en la matière, n’a, maintenant, plus lieu d’être.

Voir le livre sur le site de l’éditeur :

Voir le livre sur Amazon :

Critiques du livre :

Portait « officiel de l’auteur » :

jeudi 13 octobre 2011

Les trois erreurs de Hollande

Grégory VUIBOUT




Nouvel article Come4news:



Les résultats du premier tour de la primaire promettaient de lui êtreplébiscitaires, et pourtant il n’en fut rien. François Hollande est bien arrivéen tête au soir du premier tour, mais son avance est moins grande que prévue. Acela, vraisemblablement, trois erreurs qui ; dans l’hypothèse de leurcorrection, pourraient apparaitre comme autant de marges de progression en vuedu deuxième tour.

 Et de fait il fut un temps où les sondages pronostiquaient une candidature Hollande fleurtant avec les 45%. On osa parler, dans certains journaux de possibles victoires au premier tour. Au final l’élu corrézien ne se prévaut que d’un très gros 39%.
Alors erreur des sondages ou brusque saut de conscience des soutiens aubryistes, voire intelligence du corps électoral ayant compris qu’à trop écraser une primaire un candidat n’en tire pas toute la légitimité que l’exercice lui confère ?
A coup sûr un peu de tout ça. Mais plus surement aussi trois erreurs tenant à des maladresses de campagnes, de postures ou de diagnostiques de François Hollande lui-même.

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lundi 10 octobre 2011

Montebourg est-il aubryiste ou hollandien ?



Au vu des résultats du premier tour de la primaire il est évident que le « faiseur de roi » sera Arnaud Montebourg. A priori mauvaise nouvelle pour François Hollande qui avait plus à espérer d’une Ségolène Royal troisième. A priori oui, mais est-ce la réalité ?
Plusieurs arguments attestent certes d’une plus grandes proximité de Montebourg vis-à-vis de Aubry qu’on définit, souvent, plus à gauche que Hollande. C’est cependant oublier plusieurs choses :
Tout d’abord que Montebourg n’a cessé, durant tout le débat de pré premier tour, de renvoyer dos-à-dos les deux premiers du scrutin. Fils spirituel, pour Hollande, et fille biologique, mais aussi idéologique, de Jacques Delors, pour Aubry, les deux candidats socialistes qui se joueront l’investiture finale du parti représentent tout ce que Montebourg fustige.  A savoir cette gauche « mondialisée » et excessivement fédéraliste, c'est à dire, dans l’esprit de Montebourg, crypto-libérale.

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mardi 4 octobre 2011

Borloo a-t-il tué la prétention présidentielle des centristes ?

Nouvel article Come4news:


En annonçant son refus de se présenter à la présidentielle Jean-Louis Borloo a eu la prétention, somme toute avérée, d’être dans une certaine logique. Mais problème : à suivre cette même logique jusqu’à son terme on peut en arriver à la conclusion qu’il n’a fait qu’anticiper là l’inutilité ou l’échec à venir du centrisme comme projet pour la présidentielle.

Pour cela Jean-Louis Borloo a avancé un argumentaire tenant, essentiellement, en trois points.
Tout d’abord une dynamique des centres insuffisamment puissante pour porter une candidature ayant une chance de l’emporter. Absence de dynamique tenant en deux explications. Tout d’abord un UMP restant encore majoritairement sakozyste où les débauchages possibles sont quasiment inexistants. Mais surtout une absence d dynamique tenant à un éclatement des centres. Ce dernier point expliquant un deuxième argument avancé par Borloo : celui de refuser d’ajouter la confusion à la confusion. Enfin ultime argument de l’ancien ministre : le risque d’accroissement des extrêmes au regard de la crise économique et sociale qui, immanquablement, ira en s’aggravant d’ici à mai 2012.

Sans conteste Borloo fait à travers ce constat acte d’une certaine objectivité. « Certaine » car en politique l’arrière-pensée reste, bien souvent, une seconde nature. Impossible, aujourd’hui, ne ne pas en soupçonner la présence, tout comme l’absence d’ailleurs, dans les propos de Jean-Louis Borloo.

Mais indépendamment de cette question il ressort de cette objectivité une question : Par un tel argumentaire Jean-Louis Borloo n’invalide-t-il pas toute autre candidature centriste ? A cela plusieurs arguments :

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mercredi 28 septembre 2011

Le très bon dernier roman de Laura Kasischke




Auteure majuscule pour les trentenaire américains, Laura Kasischke revient avec un nouveau roman tout aussi brillant de réalisme que ses précédentes productions.
En effet après Suspicious et La vie devant ses yeux, Laura Kasischke, par ailleurs poétesse et enseignante, revient avec un roman qui prend , cette fois-ci? pour cible un monument de la culture américaine: la vie sur les campus américain et ses moeurs particulièrement licencieuses, concurrentielles, cruelles et élitistes.
Comme toujours chez Kasischke il en ressort une dénonciation toute en nuance de ce qui se cache d'implicite derrière les façades les plus propres, en apparence, de l'american way of life.


Voir le livre sur le site de l'éditeur:

http://www.christianbourgois-editeur.com/fiche-livre.php?Id=1272

Critiques du livre:

 http://www.telerama.fr/livre/lecture-les-revenants-de-laura-kasischke,72585.php

http://www.evene.fr/livres/livre/laura-kasischke-les-revenants-45088.php

http://toutelaculture.com/2011/08/les-revenants-laura-kasischke-plonge-dans-les-limbes-des-sororites-des-campus-americains/

Voir le livre sur Amazon:

http://www.amazon.fr/revenants-Laura-Kasischke/dp/2267022117

mardi 27 septembre 2011

Comment les résultats des sénatoriales servent la candidature Hollande

Nouvel article Come4news:



Tout a été dit, ou presque, sur les enseignements des dernières sénatoriales. Le désaveu pour Nicolas Sarkozy, la conséquence logique d’un parti présidentiel ayant perdu toutes les élections intermédiaires depuis 2007. Et pourtant reste une question : celle de l’incidence de ces sénatoriales sur la primaire PS à venir. Et là c’est avantage Hollande, assurément.
Tous les leaders socialistes ont prévenu : les sénatoriales 2011 ne sont qu’un tour de chauffe à la présidentielle de 2012. Comprenons : victoire en septembre égale victoire en mai.

A tel point que, poursuivant sur cette lancée, certains n’hésitent pas à croire que cette victoire pourra intéresser davantage de potentiels électeurs à la primaire à venir. Sentant le souffle de la victoire de la gauche d’éventuels abstentionnistes de la primaire s’impliqueraient davantage dans les jours à venir. Pourquoi pas !
Incitation à l’optimisme ? Oui à coup sûr. Excès d’optimisme pour un parti qui se croit vainqueur avec d’avoir combattu ? Ca le PS devra s’en méfier. Car un problème se pose au sortir de ces sénatoriales : celui de la spécificité du mode d’élection et du corps électorales ayant dessiné cette victoire de la gauche. Car les sénatoriales sont des élections où votent les grands électeurs et ce de façon obligatoire. Deux différences majeures avec la présidentielle.


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http://www.come4news.com/comment-les-resultats-des-senatoriales-servent-la-candidature-hollande-61594

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vendredi 23 septembre 2011

Quand le 11 septembre inspire la littérature

            

Il y a tout juste douze jours les Etats-Unis célébraient le dixième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001.
Dans l'intervalle nous avons eu le temps de rassembler nos plus récentes lectures et ainsi faire un rapide tour d'horizon littéraire sur la question.
Petit panorama, donc, de la littérature américaine récente qui s'inscrit dans la référence à ce mardi 11 septembre 2001:

Parmi les plus illustres:

L'homme qui tombe; Don DeLillo; Acte Sud, 2008.

Le Crépuscule des superhéros (recueil de nouvelles), Déborah Eisenberg, l'Olivier, 2009.

Samedi, Ian McEwan, Gallimard, 2006.

La Vie est belle, Jay McInerney, L'Olivier, 2007.

Terroriste, John Updike, Seuil, 2008.

Parmi les auteurs non-américains de nationalité ou d'origine:

Open City, Teju Cole, Random house, 2011

L'intégriste malgré lui, Mohsin Hamid, Denoel, 2007.

Les enfants de l'Empereur, Claire Messud, Gallimard, 2008.

Parmi les romans non-traduits:

Harbor, Lorraine Adams, Alfred A. Knopf, 2004.

There's a Road to Everywhere Except Where you Came From, Bryan Charles, Gove Press, 2010.

Pour aller plus loin voir les sites de certains auteurs:

http://lorraineadams.net/

http://bryancharles.noslander.com/

http://www.tejucole.com/

http://mohsinhamid.com/

http://www.ianmcewan.com/

mercredi 21 septembre 2011

Au plus près de ses bourreaux

  



Dix après l'énorme succès de Portail, dans lequel il racontait sa captivité chez les Khmers Rouges, François Bizot réitère la terrible expérience d'en raconter les enseignements.
Encouragé par son ami, l'écrivain Antoine Audouard, François Bizot a donc trouvé la force de donner une suite à son premier témoignage sur la question.
Il le fait par le biais d'un livre extraordinaire: Le Silence du Bourreau.
Lui, l’ethnologue de formation, s'attache cette fois-ci à cette chose très particulière: les raisons qui poussent un génocidaire à agir. S'en suit un chapelet de questions presque existentielles: l'humain est-il encore derrière le monstre qui torture? Et si oui comment peut s'expliquer le plaisir et la facilité d'un tel retrait?
Dans la réalité Bizot échappera à la mort  sur intervention de Douch, lui même. Près de quarante ans après cette quasi grâce Bizot ne comprend toujours pas la clémence de cet homme pour qui "torturer (...) n'était rien d'autre que mettre l'ardeur de son engagement en pratique.", comme il l'explique.
Lui qui doit sa vie à un homme coupable de la mise à mort de centaines de milliers d'autres s'aventure donc, avec ce livre, dans les méandres de cette drôle de question.
On découvre, alors, comment il a pu survivre à une telle épreuve. C'est toute l'ambition réussie de ce livre qui se donne comme un témoignage personnel nous amenant sur les pas de l'auteur rendant visite à Douch, lui même, en attente de son procès en 2009.
Étrange proximité rendue nécessaire pour réussir à mener à bien ce troublant exercice en compréhension littéraire.
Le contenu des annexes laissées en appendice rend presque bizarrement compte de cette paradoxale proximité. On peut, en effet, lire les six feuillets manuscrits sur lesquels Douch, lui même, offre sa lecture critique du livre Portail, au travers duquel Bizot avait déjà fait part de son expérience concentrationnaire.

Le Silence du Bourreau sur le site de l'éditeur:

http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=40892&levelCode=litterature

Critique du livre:

http://www.decitre.fr/livres/Le-silence-du-bourreau.aspx/9782081243163

http://www.franceculture.com/oeuvre-le-silence-du-bourreau-de-francois-bizot.html

Acheter le livre:

http://www.alapage.com/m/ps/mpid:MP-0C22AM5966975#moid:MO-0C22AM9299648

http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2081243164/editionsflamm-21

http://livre.fnac.com/a3609489/Francois-Bizot-Le-silence-du-bourreau